Haut de page
18 Mai 2012, St Eric
Dark Globe for Roses
Rubriques
Liens partenaires
  • Aucun lien actuellement
Campagne membre

Lettre d'amour

 

 
« Je t’aime Niels ».
                Impacts de tes pleurs sur l’enveloppe papier. Calligraphie féminine. Ta lettre d’amour.
Lasse. Hélas. Tu ne voles pas. Lasse. Hélas. Lorsque le prince n’est pas là, les papillons s’enlisent, au creux de l’estomac. Un nœud à la gorge.
 Le papier tacheté, les promesses envolées : promis j’arrête le chocolat ! Des poèmes, des « je t’aime », une coccinelle en bois, onze points, et autant de mois, passés entre tes bras.
                Cri du cœur, corps cassé. Psalmodie anodine. Ma lettre d’amour.
 Les oies plus jamais ne migreront en « V », à l’hiver achevé, pour Toi, qui brise les ponts à la hache, Hayet, mon Amour. Mon « Hamour ».
 L’Amour, est-ce Toi, posée sur mes genoux, face à la cheminée ; et le nid des cigognes qui brûle déjà, au sommet. En secret. Le rêve de deux enfants. Avorté. Non. Tu pourrais bien approcher encore tes lèvres à mon oreille, comme l’on chante les berceuses aux mômes, pour les rassurer.
 Repeins-moi à la gouache, déshabille-Toi, étoile scintillante ; et rougis ! Repeins- moi à la gouache, l’opéra Verdi, et le rock and roll Johnny.
Oh ! Pardonne mon sale humour ! On m’a dit de sourire, moi qui n’a plus même la force de mourir.
J’entends encore tes pleurs grelottants avant le départ, silhouette fluette, sur le trottoir. J’entends encore ton rire frissonnant sous mes doigts, fleur fragile, sous les draps. En est-on là, à composer des hymnes en la, pour ne plus tomber en désaccord ? L’Amour est un pianiste, avec deux paires de bras ! Des hauts, des bas, des peines, et des joies. Mais voilà, Tu ne voles pas. Des hauts sans doute trop bas, débat sans Toi. Tu n’es plus là. Et je veux mourir, mais Tu me fais mentir tant j’aime la « Vie », puisque que tel est ton prénom.
                Il y’a des triangles colorés dans le ciel pour inviter à la fête, mais je tourne en rond. Tu fais une croix sur le passé. Egalité ? Amour perdu.
Tu es partie, un pincement au cœur pour te tenir éveillée. Je t’écris par delà le temps, à Toi mon « Hamour », ma Rose, mon Envie ; comme un vieux roi, l’espoir d’un regard, en pantoufles Snoopy.
 
Je t’aime.

Tags associés : Lettre, amour

J'kaz !
0
Le Lundi 11 Août 2008
Poster un commentaire
Pseudo :
Email (facultatif) :
Adresse site (facultatif) :
Votre message :
Voulez-vous suivre le fil de la discussion ?