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18 Mai 2012, St Eric

Dark Globe for Roses

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Mises à jour

            A Elles, et à lui.

 

L’épine perfide de quelque paume, avait depuis longtemps percé le cœur du royaume. Sous les cris de la pluie que le vent étreint, la nuit violette glissa entre mes mains. Les litanies douloureuses, psalmodiées au fond des caves, ouvrent leurs portes, sur de tristes épaves. Et la nuit glisse violette, entre nos mains.

Qu’a-t-il volé, monstre de papier ? Qu’a-t-il volé ?

 Le petit mineur sur l’amas de poussières, leva sa pioche, fendit la Terre et les mers.  L’air en eut le souffle coupé. Un flamand vagabond _ peut être pour lui plaire_ courba le dos et se roula dans la terre. Le petit mineur continua de piocher, et comme tout n’est jamais que poussière, le flamand s’en retourna héron cendré.

La nuit violette glissera entre nos mains.

                Le chasseur de papillons dans son large filet, attrapa le héron, fendit la plaine et les marais. L’air en eut le souffle coupé. Il vit la pioche entre deux mains, et voici à peu prêt le langage qu’il lui tînt : «… ». Bien malin celui qui ne dit rien, celui qui sait, qu’elles sont des mines de rien. Le petit mineur continua de piocher, et comme tout ce qu’on lui offrit ne fut jamais rien, prit la Vie en cadeau sans que le nœud fût défait.

La nuit violette glissa entre ses mains.

                Un vieux géant de sa canne blanche, écrasa la Vie, fendit les Mondes et un demi-Comanche. Le visage picoré par les hirondelles, il goba quelque pâté de maisons à la sauce béchamel. Le petit mineur continua de piocher, mine de rien, et comme il sera bientôt grand, peut être tu ne lui tiendras plus la main.

Le héron cendré eut la gorge nouée, la pioche faisait ses lacets ; le chasseur de papillons, mordu par une chenille affamée ; et le vieux géant s’étouffa en avalant le chien d’un foyer.

La Terre toussa trois fois.

Tu peux garder le Soleil, moi, je n’en veux plus.

La nuit violette glisse entre tes mains.

Tags associés : petit, mineur, monde, nuit

J'kaz !
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Jeudi 07 Mai 20091 commentaire(s)

Someone else washed up in paradise. Peut-on fêter Noël sans Ferrero Rocher? Certainement. There’s nothing absurder. Le chute annonce t-elle toujours la fin, ou bien la fin entraine t-elle la chute ? Demande à ton sapin. Every time I rise I see You falling. Every You and Every me. Ca va ? Mh non. Friedrich a dit! …mh non plus. Le Soleil brille, tu fais un pas.Mais il fait froid, tu rentres chez toi. Perde des kilogs, perdre des idéaux. Bulle de chagrin. Boule d’incertitude. Ca va ? On pourrait bien dire « oui »: c’est plus facile sur le clavier. J’suis fatigué. Le mal est partout, au dos même des ardoises des écoliers. There were no good old days. « L’homme est un animal qui peut promettre ».

Ah. A list of things we said we’d do tomorrow. J’aime le mot “ petite culotte” encore qu’il cache souvent une tout autre réalité. Et puis les filles ont encore des gros bras. Hélène est aussi belle que poire. Tu veux reprendre tes médicaments ? Aussi poilant que l’épilé psy. Ah ! Humour ! Noir. Que tout est noir. Are there no good old days? I’ve tried so hard to keep myself from falling. Jim Morrison est mort la nuit d’un 2 juillet. Ian Curtis a inventé la tecktonik. Il a l’air un peu moins con que vous. Un peu. Beaucoup. Oh et puis, tu sais. Her kiss, her smille, her perfume. J’ai vu un orange-gorge. Il m’a vu. Il est parti. Aussi.

The Albion sails on course. And every one is gonna be happy...yes of course.

Tags associés : Albions, sails, course

J'kaz !
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Lundi 29 Décembre 20081 commentaire(s)

Place du village. Une potence, un pilori, trois hommes et un bel arbre.

La reine n’est pas là.

 

Passe un dévot.

_ Shakespeare, la tête et les bras prisonniers du pilori : Voilà bien des heures, prosterné devant vous, que je m’use les genoux, que le soleil me roue de ses coups.

_ Molière, du haut de sa potence : Voilà bien des heures, la mort me tenant sous son joug, que je crois devenir fou et vois des citronniers partout.

_ Goethe, pendu au vieil arbre : Voilà un dévot ! Confiez lui donc vos maux et mourrez aussitôt !

_ Molière, qui aperçoit à son tour le dévot : Oh ! Mon frère !

_ Goethe : Eh quoi ! Ce tartuffe Molière quitte t-il face à la mort, les mots qui bâtirent sa carrière, comme il quittait jadis le nom de son père ?

_ Le dévot, qui s’est approché : Cela ne tient qu’à lui de voir fleurir sa pierre, car aux hommes bons sont rendus les hommages funéraires. Mais où est la reine ? Non vraiment, elle n’entend aucune prière !

_ Molière : Oui. Où s’envolent tous nos vœux, et que m’étouffe encore ce nœud, maintenant que je suis pieux ?

Un oiseau noir lui donne un coup de bec.

_ Shakespeare, qui ne peut rien voir de la scène et se parle donc à lui-même : Maudit soient les sanctuaires volants…

_ Le dévot : Oh ! Pour les prières pas besoin d’être dévot, il suffit d’en avoir l’air.

_ Goethe, ricanant : Ainsi parait Molière, tout membre brassant les airs, pour effrayer les mouches qui se disputent ses chairs ! Gros mammifères !

_ Molière : Eh ! Je mène cette parade ridicule sans attendre que l’on m’adule ! Sur sa branche, la corneille noire me guette et déjà le ciel parait si bas par-dessus nos têtes. Vivre est ma seule quête !

_ Goethe : Tu nous quitteras sur la pointe des pieds, dans cette posture grotesque par laquelle tu veux t’épargner.

_ Molière : Cela est vain, il est vrai. Mon frère pour nous que pouvez vous faire ?

_ Le dévot : Hélas ! Rien qui puisse vous tirer des gorges de l’Enfer ! Il me tarde cependant d’entendre le discours, qui pourra me satisfaire.

_ Shakespeare : Et que peut-on pour vous plaire ?

_ Le dévot : On dit que la mort venant, la vie défile sous nous paupières. J’ai hâte de connaitre des vôtres, le mystère.

_ Goethe, incrédule : Croyance populaire…

_ Le dévot : Que voyez- vous Molière ?

_ Molière, qui tourne la tête à droit et à gauche : Partout, je n’y vois rien que des citronniers…

_ Le dévot, s’indignant : Eh quoi faites un effort ! Je suis venu, il faut bien qu’à son tour  vienne votre mort ! Qu’y voyez-vous Goethe ?

_ Goethe, plisse les yeux : J’y vois… j’y vois…

_ Shakespeare, toujours à voix basse : Je l’ai sur le bout de la langue, cette langue que je ne connais guère, la langue de Molière.

_ Goethe : Eh quoi Shakespeare ! Vas-tu finir par te taire ?!

_ Shakespeare, qui s’exclame : Maudit soit celui violant mon sanctuaire ! Voilà qui devrait fort bien faire l’affaire.

_ Goethe : Puis-je reprendre ?

_ Shakespeare : Certainement. C’est quant à moi à vos lèvres que je vais de ce pas me pendre.  

_ Goethe: Amicallemand.

 J’y vois…j’y vois les grandes allées d’un cimetière, des fleurs en plastique sur la plus grande partie des pierres. Par malheur, Les mains sont souvent loin du cœur, et voici la raison de ces leurres. Ah non vraiment mon père, le monde vit d’une bien dévote manière.

_ Shakespeare : Vipère !

_ Molière : Voilà cette langue pleutre, voici la langue de Goethe. On quémande ce qu’il voit de sa vie, il nous fait voir son avis.

_ Shakespeare : Rien n’est jamais plus glorieux que l’âme quittant le corps et au grand jamais ne dit-on du mal des morts !

_ Goethe : Nous en jugerons tout à l’heure puisque d’ores et déjà votre peau quitte sa couleur

L’important est de savoir si l’on en parle encore et Goethe à cette fin a voué nombre d’efforts

_ Le dévot, qui consulte sa montre : Cela porte à ravir mais la gloire attend encore que chacun expire…

_ Shakespeare, accusateur : N’était-ce pas vous ce matin qui derrière le parloir joigniez les deux mains et blâmiez nos desseins de confier à la cigüe la suite de nos destins ?

 _ Le dévot, qui déjà s’en va : A l’aube ce fut un crime et Dieu sait qu’il est mal de mourir d’une simple déprime. Et puis,  je fus pendu à votre place dès demain, si la nouvelle prit le cours des chemins : Eh quoi Shakespeare! Malheur au pauvre dévot  qui consent à votre dernier soupir !

Passe un prince.

Le Prince, l’air perdu : Où est donc la reine ?

Goethe hausse les épaules. La corde se noue.

_ Goethe, salue : Cordiallemand

Sa nuque se brise, il dit encore :

_ Goethe : Oh ! Un citronnier.

 

                Le prince s’en va. La reine n’est toujours pas là.

Au coin de la place, une boule de billard rouge  en rencontre une jaune dans un café. Elles se marièrent et eurent beaucoup d’enfants.

Tags associés : langues, pendues

J'kaz !
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Dimanche 28 Décembre 2008Poster un commentaire

 

              Le Petit Prince avait entendu parler des femmes cet après-midi là, en se promenant. Il voulut en savoir plus, savoir si sa rose était une femme elle aussi, bien que jamais elle ne le lui ait dit. Il entra en courant dans le palais, se dévêtit de sa peau de chagrin et asséna bon nombre de questions, à son maître.
 
_ Le Prince : Maître, apprend moi comment sont les femmes ! 
_ Le maître, qui frotte sa tête un peu douloureuse : Les femmes sont comme des violons ! Elles ronronnent sous la caresse de l’archet, chantent les allés et retours du chevalet !
_ Le Prince, demanda : Mais qu’est-ce qu’un chevalet ?
_ Le maître, comme il avait réponse à tout : C’est un petit cheval au service d’un chevalier. Eh quoi ! Ne le vis-tu pas ?
_ Le Prince, un peu gêné de tant d’ignorance : C’est que l’amour rend aveugle. Pardonnez. Sont-elles nombreuses au cœur du royaume, ou bien n’en compte on qu’une par centaine d’hommes ?
_ Le maître : Hélas, les hommes ont de tout temps perdu les femmes, comme tu as perdu ta gaité,  sans savoir que la perte d’une seule, leurs en offrirait dix de retrouvées. Par tous les seins, il y’eut bientôt plus de femmes que l’on ne trouva d’hommes dans les églises à qui les marier !
_ Le Prince : Mais comment perdirent-ils les femmes ?
_ Le maître, renfrogné : Ah ! C’est qu’il suffit que vous ayez le dos tourné pour que les femmes tressent leurs nattes, et s’y accrochant, s’évadent de nos pensées.
Le Petit Prince en resta bouche C, ce qui représentait un degré d’étonnement tout à fait détonnant.
_ Le Prince : Et pourquoi ne connus-je de femme que la reine ?
_ Le maître, dans un spasme : God save the queen !                 
 
Il avait l’air grave maintenant, tant et si bien que son chapeau vint à légèrement s’incliner sur la droite de son crâne. Le Petit Prince reprit :
_ Le Prince : Que fit-on donc des femmes ?
_ Le maître, qui reprenait ses esprits : Les hommes choisirent les plus belles et les enfermèrent au sommet des donjons, sous le souffle chaud des dragons, car ce sont toujours les choses précieuses que l’on perd, et voir se multiplier les femmes, ah ! Ca non ! Il n’en était plus question !
_ Le Prince : Ne sont-ce pas les donjons de ces châteaux que vous me disiez hantés ?
_ Le maître : Si tous ces châteaux furent en T, c’est qu’il y eut parmi tous les pays du monde, un même et unique alphabet !
_ Le Prince, penchant la tête : Cela est vrai.
_ Le maître : satisfait de sa démonstration et voulant encore faire profiter le Prince de toute sa connaissance : Savez-vous par ailleurs qui de l’œuf ou de la poule fut engendré le premier ?
_ Le Prince : Je ne sais. Mais y’a-t-il des choses que vous ne sachiez guère ?
_ Le maître : Eh bien ce fut l’œuf, car il eut mieux valu pour lui qu’il eut une mère.
_ Le Prince : Oui, mais ce pour quoi faire ?
_ Le maître : Hey pardi ! Pour lui apprendre que de l’œuf et de la poule, elle fut la première ! Shakespeare l’avait bien compris et sans œuf il n’y eut guère d’Hamlet.
_ Le Prince : Cela est vrai. Mais comment se fait-il que je ne le sache de ma propre mère ?
_ Le maître, dans un nouveau spasme: God save the Queen ! Il se trouve que vous ayez un maître et que ce fut à moi de le faire.
_ Le Prince : Cela est vrai. Mais parlez-moi plutôt des princesses que l’on enferme au sommet des tours et de ces chevaliers qui aspirent à les rendre à la clarté du jour.
_ Le maître, qui lève les bras au ciel : Ah, mais que nous faut-il parler d’amour ! C’est l’affaire des chevaliers, qui pour déclarer leur flamme en reviennent ou brûlés, ou n’en revienne jamais !
_ Le Prince : Eh ! J’irai moi, délivrer ma rose si elle fut tout là-haut prisonnière.
_ Le maître, qui s’agite en tout sens : Vous perdez la tête ! Sachez, mon Prince, que vous croiserez sur votre route, le dragon qu’il vous faudra étêter.
_ Le Prince : Et que ne l’a-t-on pas fait plus tôt ?
_ Le maître : C’est voyez-vous mon Prince, que pour les trancher, nous manquions des P. C’est un bien assez rare qu’il nous faut toujours trouver, au fond des O.
_ Le Prince : Au fond des eaux ?
_ Le maître : C’est que depuis que l’on découpe les dragons, les hommes se sont mis à pêcher les espadons.
_ Le Prince : Qui sont-ils ces espadons ?
_ Le maître : Ce sont comme on les nomme, des poissons. Il y’en a des bleus pour les hommes, et des roses pour les femmes.
_ Le Prince, qui s’indigne : Mais les femmes ne se battent pas !
_ Le maître : Cela est vrai. C’est pourquoi les pêcheurs rejettent les roses à la mer. C’est ainsi que naquit la mer Rouge.
_ Le Prince : Comment ces poissons roses purent-ils former une mer Rouge ?
_ Le maître : Ne me parliez vous pas vous-même d’une rose tandis que vous lui apportiez des bouquets de roses rouges ?
_ Le Prince : Cela est encore vrai.
Mais le Prince n’osa pas contredire le maître et lui dire que sa rose était rouge, elle aussi.
_ Le Prince : En avez-vous déjà pêché ?
_ Le maître, dans un grand soupir : Oh ! God save the queen, god save the espadon, le rose saumon et les œufs d’esturgeons! La dernière fois que je partis en mer, pas plus qu’un rhum je n’attrapai guère.
_ Le Prince : Il me faut donc quérir une épée et partir sans ne plus tarder. Dites bien à mon père que quoi qu’il advienne, j’aime la rose et ne reviendrai jamais.
_ Le maître, qui peine à suivre le Prince qui s’est déjà élancé : Nul doute qu’il aurait voulu une fille ! Car de leurs pères elles aiment trop la barbe rose et le goût du sucré, et les liens s’en trouvent toujours renforcés.
_ Le Prince : C’est ainsi, et je dois partir. Dieu voulut qu’il y ait des hommes pour courir des risques, et d’autres pour courir les jupons.
_ Le maître : Cela est vrai.
Le Petit Prince mit sa peau de chagrin sur le dos et enfourcha son destrier blanc.
_ Le Prince, s’écria : Hue !
Et le cheval partit en-cas.
 
Retentirent ça et là de nombreuses pétarades, et le Petit Prince croisa sur sa route quelque homme calciné jurant à l’adresse de leur moteurs à explosion. Mais ceux-ci  avaient déménagé.

 

A toi, l'Etoile.

Tags associés : prince, maitre, femmes, dragons

J'kaz !
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Dimanche 02 Novembre 2008Poster un commentaire

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And did they get you to trade your heroe for ghost

 

J'kaz !
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Jeudi 30 Octobre 2008Poster un commentaire